Suite à une dernière réunion d’échanges entre le cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et les instances professionnelles*, le ministre Julien Denormandie a annoncé « la validation de la mesure de soutien, dotée d’une enveloppe de 25 millions d’euros, visant à indemniser les pertes de chiffres d’affaire des producteurs subies sur la période de confinement du 15 mars au 15 mai 2020 ». Consécutifs à la fermeture de nombreux canaux de distribution, les exploitations de production avaient particulièrement souffert au printemps dernier.

Activation, en préalable, auprès de la Commission européenne

Attentif aux impacts économiques majeurs endurés, le ministre, avec le président de l’Interprofession et les présidents des fédérations représentant ces producteurs se sont accordés collectivement sur les modalités pour l’ensemble de la filière horticole.
Le soutien comprend l’allocation d’une enveloppe de 25 millions d’euros
. Le dispositif d’aide d’Etat va d’abord être activé auprès de la Commission européenne, en préalable à une mise en œuvre prochaine.

Pour le ministre, « la filière horticole est essentielle en France et subit de plein fouet les conséquences économiques de la crise de la Covid-19. Je tenais à leur affirmer notre soutien plein et entier, notamment à travers la mise en œuvre prochaine de l’enveloppe d’aides de 25 millions d’euros, au-delà des mesures transversales de soutien à l’économie auxquelles les entreprises de la filière sont éligibles.

La filière peut également compter sur le plan France Relance qui vient en soutien.
Nous restons évidemment collectivement vigilants sur les conséquences économiques induites par la crise de la Covid19, pour cette filière comme pour l’ensemble des filières. Elles peuvent compter sur nous. ».
Mikaël Mercier, président de Val’hor, complète : « L’adoption du dispositif d’aide des 25 millions est une bonne nouvelle. Cette aide était très attendue par les producteurs, dont les pertes subies lors du premier confinement ont été conséquentes. Cela doit permettre d’apporter un secours aux producteurs en difficulté. La filière horticole a beaucoup souffert au printemps dernier, et aujourd’hui encore. Elle souhaite pouvoir se projeter sereinement, dans la perspective d’un printemps à l’horizon éclairci. ».

Odile Maillard

*L’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage (VAL’HOR) ; la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP) ; la section horticole de la Fédération française de la coopération fruitière, légumière et horticole (Felcoop) ; l’Union française des semenciers (UFS) ; et la Coordination rurale.