Ces dernières années, plusieurs confusions alimentaires ont causé des intoxications graves. En autres, une quinzaine de cas de confusion alimentaire d’œnanthe safranée avec une plante comestible ont été enregistrés par les Centres antipoison de 2012 à juin 2019 ; des feuilles d’aconit napel (ou aconit tue-loup), plante très toxique, ont également été confondue avec du couscouil (Molopospermum peloponnesiacum) ; ainsi qu’une vingtaine de cas d’intoxication par du colchique (Colchicum autumnale), confondu avec de l’ail des ours (Allium ursinum) ou du poireau sauvage (Allium polyanthum).

Depuis 2012 au total, 1 872 cas de confusions alimentaires avec des plantes ont été recensés. L’Anses a établi une liste des plantes les plus fréquemment confondues et/ou à l’origine des cas d’intoxication les plus graves. Il s’agit notamment des plantes à bulbes confondues avec l’oignon, l’ail, ou l’échalote, du marron d’Inde confondu avec la châtaigne, des coloquintes ou courges amères confondues avec les courges comestibles, ou encore de l’arum confondu avec l’oseille ou l’épinard.

Si les symptômes les plus communs sont des troubles digestifs, certaines plantes provoquent également des symptômes plus graves, cardiaques ou neurologiques pouvant aller jusqu’au décès.

Pour limiter les risques d’intoxication par confusion, l’Anses et les Centres antipoison préconisent :

-De ne pas consommer la plante ramassée en cas de doute sur son identification.

-De cesser immédiatement de manger si la plante a un goût inhabituel ou désagréable.

-De ne pas cueillir par brassées, pour éviter de cueillir plusieurs espèces et de mélanger des espèces toxiques avec des espèces comestibles.

-De photographier sa cueillette pour en faciliter l’identification en cas d’intoxication.

Léna Hespel

(1)Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Voir aussi le dossier de Jérôme Jullien « Plantes toxiques : être informé pour limiter les allergies et les empoisonnements » paru dans le Lien Horticole n° 1068