Des chercheurs de l’université d’Aarhus (Danemark) ont cartographié la présence d’espaces verts autour des maisons d’enfance d’environ 1 millions de Danois, entre 1985 et 2013, qu’ils ont comparée avec le risque de développer un trouble mental une fois adulte.

Les résultats révèlent que les enfants qui grandissent dans un quartier riche en espaces verts ont jusqu’à 55% de risques en moins de développer des problèmes mentaux à l’âge adulte. Et ce, même après avoir ajusté les données pour d’autres risques connus comme le bruit, la pollution atmosphérique, les infections et les mauvaises conditions socio-économiques.

En France, les troubles psychiatriques font partie des maladies les plus fréquentes, après le cancer et les maladies cardiovasculaires. Une présence plus importante d’espaces verts en ville permettrait d’agir en amont.

Des bienfaits aussi sur le bien-être

Une autre étude, menée par des chercheurs de l’Université de l’Alabama (UAB) à Birmingham, a mis en évidence que passer 20 minutes dans un parc urbain peut améliorer la santé mentale et le bien-être (2). L’effectif de cette étude est cependant faible : les chercheurs ont demandé à 98 adultes de se balader dans un parc urbain. La mesure du bien-être s’est faite grâce à un questionnaire, rempli par les participants avant et après la visite du parc.

Léna Hespel

(1)Etude publiée fin février 2019 dans Proceedings of the National Academy of Sciences

(2)Etude publiée mi-février 2019 dans International Journal of Environmental Health Research