Chantilly, les sens s’éveilleront si…

Les prochaines journées des plantes de Chantilly, ex-Courson, auront lieu du 7 au 9 mai 2021… si les conditions sanitaires le permettent, évidemment. Le thème prévu : « L’éveil des sens ». « Chaque visiteur sera convié à redécouvrir ses propres repères sensoriels : la vue, l’odorat, le goût, le toucher et l’ouïe, sollicités tout au long des allées », annoncent les organisateurs.

Salon du végétal, Vegetal Connect décapsule

En attendant le second semestre 2022 pour l’édition en « présentiel », les organisateurs du Salon du végétal entretiennent le contact avec la filière via le Web : c’est Vegetal Connect. Une vidéo ou « capsule » vient d’être diffusée sur le thème « Local & végétal ». Il s’agit d’un montage dynamique de la conférence réalisée lors du Salon virtuel de septembre 2020, qui avait remplacé le rendez-vous décalé en raison de la crise sanitaire.
On découvre les témoignages de :
- Patrick Chassage, gérant des pépinières Desmartis et président d’Excellence végétale ;
- Patrick Abadie, responsable qualité et approvisionnement végétaux chez Truffaut ;
- Adrien Moreau, responsable achat chez Promesse de fleurs ;
- Roland de Boissieu, gérant du groupe Végétal et président de la Fédération nationale des grossistes en fleurs coupées et plantes en pots ;
- Marie Levaux, directrice des établissements horticoles du Cannebeth et présidente de la FNPHP.
Vidéos sur https://www.salonduvegetal.com/ et sur YouTube.

Verver remet le dahlia au goût du jour dans les espaces verts

Le fournisseur de bulbes néerlandais Verver Export, très actif dans l’Hexagone, relance le dahlia en lui donnant une place plus importante dans ses « concepts d’été prêts-à-planter ». Cette plante « un peu vieillotte » mais « qui offre un grand potentiel », on peut la planter forcée pour limiter les dégâts de ravageurs comme les limaces… Tijmen Verver, qui dirige l’entreprise, met à profit des variétés à fleurs simples qu’il a conservées alors qu’elles étaient, il y a peu encore, jetées car considérées comme inintéressantes. Il élargit ainsi son disponible avec des cultivars présentant des atouts dans le contexte actuel : mellifères, cultivés en bio, etc.

2020, nouvel essor pour le jardinage

Florentaise* espère évidemment que 2021 sera « plus clémente que 2020 », mais retient de l’année passée « un nouvel essor pour le jardinage en France ». Beaucoup de néo-jardiniers ont profité de la période pour faire leurs premières plantations et, pour Florentaise, cela « présage un futur plein de promesses ». Le fournisseur constate aussi un engouement pour le local. Ses équipes se sont adaptées et, avec le recul, si 2020 a « secoué », l’entreprise lui a aussi donné du temps pour repenser son avenir. Surtout, l’activité a enregistré une hausse de 40 % au second semestre 2020. Elle a été maintenue toute l’année…
*Florentaise emploie en France 268 personnes pour dix sites de production, a un centre de R&D et possède douze usines à l’international.

Formation DTO* « La gestion durable du patrimoine arboré »

Cet atelier propose un apprentissage et une application – étape par étape, de façon logique – de la méthode DIA (diagnostic intégré de l’arbre), créée par William Moore. Les participants sont guidés dans la grille de lecture pour l’appréciation de l’état global de santé d’un arbre, dans l’élaboration d’un inventaire et d’un plan de gestion à long terme, dans la structuration d’un rapport d’expertise. Sans oublier une meilleure communication avec les différents opérateurs... Le modèle intègre les concepts vus dans les autres ateliers proposés par l’Atelier de l’arbre. Dans le cas de groupes d’arbres ou d’alignements, des analyses d’ensemble sont nécessaires afin de connaître les profils d’état de santé mécanique et physiologique de l’ensemble des sujets, ainsi que le profil de risque.
Dates : 9 au 12 mars, à l’Atelier de l’arbre, à Lanquais (24). Inscriptions sur www.arbre.net

*Diagnostic, traitement, observation de l’arbre.

Nouvelles accréditations pour l’ESA

L’École supérieure d’agricultures d’Angers (49) a obtenu le renouvellement du label CTI* pour la formation « ingénieur agronome », ainsi que le grade licence pour le nouveau bachelor « agroécologie et systèmes alimentaires ».

Le label CTI pour le programme « ingénieur agronome » est reconduit pour cinq ans (donc jusqu’en 2025-2026). Seules les formations accréditées permettent d’obtenir le titre d’ingénieur avec le grade de master, puis de poursuivre directement en doctorat dans n’importe quelle université mondiale, ou encore l’accès aux concours de la fonction publique exigeant le niveau master. L’habilitation CTI confère aussi une reconnaissance internationale, facilitant une mobilité tout au long de la vie professionnelle. Le bachelor « agroécologie et systèmes alimentaires » obtient le grade licence. Basée sur une pédagogie active, cette formation permet aux titulaires d’accompagner les entreprises du secteur agri-agro dans leurs transitions agroécologiques, alimentaires et environnementales.
*Accréditations délivrées par la Commission des titres d’ingénieur.

Nexon, foire aux plantes et aux savoir-faire

La journée des plantes et du jardin de Nexon (87) est reconduite le dimanche 18 avril, mais va alterner avec le nord du département. En 2021, elle se déroulera dans le parc du château de Nexon, à 20 km au sud de Limoges, porte du Parc naturel régional Périgord-Limousin, protégé, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. « Cette journée, unique en Haute-Vienne n’est pas qu’un marché aux fleurs. Elle veut offrir une palette le plus étendue possible du monde végétal et faire découvrir le savoir-faire et l’expérience des producteurs spécialisés ». La manifestation devient biennale afin, notamment, « de planifier un programme très éclectique et novateur ». À l’avenir, elle alternera donc une année sur deux avec le nord du département de la Haute-Vienne.
Contact : gilvalette@wanadoo.fr

Potager du Roi : appel aux dons pour rénovation !

Le célèbre potager historique de Versailles (78) fait l’objet d’une restauration complète et inédite depuis plus de 100 ans. Les responsables souhaiteraient atteindre les 50 000 euros de dons d’ici fin février. Pour lancer la première tranche de travaux, l’École nationale supérieure de paysage (ENSP) espérait réunir au minimum 25 000 € avant le 28 février. Au 2 du mois, ils avaient déjà réuni 43 115 € reçus de 289 contributeurs. Un soutien supplémentaire est encore possible jusqu’au 28 février sur https://don.monpotagerduroi.fr/donner
Quel que soit le montant, les mécènes de cette campagne participent à la réhabilitation du Grand Carré grâce à la restauration des armatures de palissage et au rajeunissement du patrimoine arboré.
Troisième grande restauration : site historique de l’ENSP, le Potager du Roi est une composante majeure du domaine royal de Versailles. Construit entre 1678 et 1683 à la demande de Louis XIV, il a déjà été restauré et réaménagé une première fois dans les années 1780, et une seconde fois dans les années 1880. C’est un exemple unique du jardin nourricier français à l’âge baroque. À la fois site patrimonial remarquable classé et jardin vivant aux multiples facettes. Ses missions d’origine ont été préservées : produire, expérimenter et transmettre.

La rédaction