Plaque tournante du commerce des fleurs et plantes ornementales, les Pays-Bas sont aussi touchés de plein fouet par la crise du coronavirus.

Chez FloraHolland, société coopérative néerlandaise de producteurs de fleurs et plus importante des maisons de vente de fleurs aux enchères dans le monde, les enchères sont catastrophiques. Steven van Schilfgaarde, directeur général de Royal FloraHolland, déclarait le dimanche 15 mars dans un communiqué de presse « Les prix des deux dernières semaines étaient jusqu’à 50% inférieurs à la normale. Vendredi dernier, 20% de l’approvisionnement a été détruit car il n’y avait pas d’acheteurs ». Et le pire reste à venir, puisque les mesures de confinement n’étaient pas encore effectives dans la plupart des pays européens qui en ont pris.

Cette crise survient à l’un des pires moments possibles pour le secteur. Il s’agit en effet de la période de pointe pour la floriculture à l’approche de la fête des mères dans plusieurs pays. « Le chiffre d’affaires habituel sur cette période est de 150 à 200 millions d’euros par semaine » expliquait Steven van Schilfgaarde.

L’Office hollandais des fleurs (OHF) annonce sur son site internet que «le lundi 16 mars, la moitié des produits n’ont pas eu de preneur, un pourcentage d’invendus jamais vu auparavant. Alors, au lieu de tout jeter, Royal FloraHolland et les partenaires VGB (association interprofessionnelle des grossistes/exportateurs) et l’Office hollandais des fleurs ont décidé d’en offrir au personnel des hôpitaux et des maisons de soins et de retraite dans la région. Un geste pour les remercier et leur souhaiter bon courage dans leur combat contre le virus.»

Léna Hespel