Dans le cadre d'une reprise pour exploiter, il n'y a pas de texte qui oblige à choisir selon le degré de parenté. Le seul impératif est de respecter les conditions d'exercice de la reprise. Selon l'article L. 411-58 du code rural, la reprise peut être effectuée au profit d'un descendant majeur ou mineur émancipé. En tant que gendre, vous ne pouvez donc pas être candidat à la reprise. Seule votre femme peut bénéficier de cette faveur. Mais il faut qu'elle remplisse les conditions : être en règle avec la législation des structures, répondre aux conditions de diplôme ou d'expérience professionnelle. Enfin, elle doit s'engager, dès le congé, à exploiter personnellement le bien repris pendant neuf ans, posséder le cheptel et le matériel nécessaires et habiter sur place ou à proximité. Si toutes les conditions sont remplies, votre beau-père peut exercer la reprise au profit de sa fille. En cas de litige, les juges trancheront entre le fermier en place et votre fille.

En revanche, si votre beau-père souhaitait vendre les terres, c'est le fils, fermier en place, qui serait prioritaire. Pourtant, en principe, l'exercice du droit de préemption du fermier est exclu en cas de vente à des parents ou alliés jusqu'au 3ème degré inclus mais à une exception près : que le preneur ait lui même cette qualité. Autrement dit, si le fermier a un lien de parenté, il est prioritaire sur la vente.