Les bâtiments les plus prestigieux sont généralement entourés de gazons dont on attend une haute valeur esthétique tout au long de l’année. Ils sont le plus souvent situés dans des espaces publics et l’usage de produits phytosanitaires de synthèse y est donc interdit.

La finesse du feuillage est le premier critère pour choisir les espèces que l’on va implanter. Les agrostides battent des records en la matière, mais leur semence de très petite taille exige un semis réalisé dans les meilleures conditions. La fétuque ovine demande peu d’entretien, mais s’implante très lentement et supporte donc mal la concurrence des mauvaises herbes. La fétuque rouge reste un bon compromis entre toutes ces qualités. Au sein de ces espèces, les variétés les plus récentes seront naturellement plus résistantes à la sécheresse et aux maladies.

De telles pelouses vont nécessiter un entretien particulièrement soigné, avec notamment une fréquence de tonte plus élevée. Un regarnissage, voire un renouvellement total, chaque automne dans les zones qui ont perdu de leur densité, est indispensable. Sur un sol bien préparé et griffé, semer le mélange voulu, puis passer le rouleau, avant d’arroser en fin de journée.

Le recours aux gazons de plaquage est également possible. Ils sont réalisés par des entreprises spécialisées qui vont semer de très grandes surfaces de gazon, découpées ensuite en plaques fournies à l’utilisateur sous forme de rouleaux. Ceux-ci doivent être disposés sur des parcelles décompactées, aplanies et amendées. Après la pose, le passage d’un rouleau suivi d’un arrosage permet une bonne adhérence au terrain initial.

Si le gazon doit rester vert toute l’année, il faut prévoir un système d’arrosage adapté. Il faut cependant veiller à ne pas apporter de l’eau en excès, ce qui nuirait au développement du système racinaire du gazon et diminuerait sa capacité à résister à la sécheresse estivale.

En appliquant tous ces conseils, il sera possible de conserver de très belles pelouses tout en respectant encore plus l’environnement.

GNIS