De grandes pelouses constituent un lieu idéal pour permettre au public de profiter de leurs bienfaits et notamment de la fraîcheur qu’elles procurent. Dans de tels espaces, l’emploi de produits phytosanitaires de synthèse est strictement interdit.

Les espèces utilisées doivent parvenir à concilier un bon aspect esthétique avec une bonne résistance. Le ray-grass anglais, la fétuque élevée et le pâturin des prés sont celles qui répondent le mieux à ces attentes, en particulier quand on choisit les variétés les plus récentes. Elles peuvent éventuellement être semées avec un trèfle blanc spécialement adapté à un tel contexte. Sa capacité à capter l’azote de l’air et ainsi à fertiliser naturellement le sol, contribuera à une gestion plus écologique de ces espaces.

Il est important de semer sur un terrain décompacté à une profondeur suffisante pour assurer une bonne implantation. Le matériel de semis devra ensuite strier le sol, déposer la graine et compacter derrière pour assurer un bon contact terre/graine. Un arrosage en fin de journée facilitera la levée.

Le choix des espèces et variétés va avoir des conséquences directes sur la charge de travail des équipes chargées de leur entretien, notamment à travers la fréquence de tonte qui sera nécessaire.

Des regarnissages réguliers sont nécessaires en cas d’apparition de zones dégradées. Ce dernières peuvent être nivelées à la griffe, recevoir un apport de terreau avant semis, puis après ce dernier, nouveau passage de griffe et compactage de l’ensemble avec un rouleau. Un arrosage le soir venu facilitera la levée.

Si on se fixe des objectifs précis de gestion, comme la diminution de l’arrosage, cela devra avoir des conséquences sur le choix des semences qui devront être adaptées. Il ne faut cependant pas perdre de vue que le jaunissement des pelouses pendant l’été est un phénomène naturel qui montre que la plante se défend contre le manque d’eau. Elle reverdira avec les premières pluies d’automne.

De manière générale, des modifications dans les choix de gestions vont nécessiter un travail d’information et de pédagogie auprès des utilisateurs des lieux car elles vont modifier le paysage auquel ils sont habitués et souvent attachés. Mais cette communication finit le plus souvent par porter ses fruits.

GNIS