Il existe de grandes surfaces que l’on souhaite engazonner tout en conservant un aspect plus naturel. Si elles sont situées dans un espace public, alors l’emploi de produits phytosanitaires de synthèse est interdit. Globalement, en cherchant à minimiser les besoins d’entretien de ces espaces et en faisant les bons choix dès le départ des projets, il sera plus facile de se passer de tels produits.

Dans de tels espaces, les graminées à gazon vont souvent cohabiter avec d’autres espèces, dans un souci de développement de la biodiversité. On va privilégier les espèces les plus pérennes et demandant le moins d’entretien, comme la fétuque ovine, tolérante à la sécheresse, ou la fétuque rouge ½ traçante, tolérante à l’ombre. Ces graminées à pousse lente peuvent être semées en mélange avec du ray-grass anglais ou de la fétuque élevée qui couvriront le sol plus rapidement pour éviter la concurrence trop forte d’espèces indésirables. Dans tous les cas, les variétés les plus récentes répondront mieux aux besoins exprimés.

L’implantation doit se faire sur un sol un minimum travaillé au préalable. Le semis peut se faire à plus ou moins grande densité selon le rendu esthétique que l’on souhaite. Ensuite, après un coup de griffe ou de râteau, passer le rouleau pour bien plaquer la graine contre le sol et faciliter ainsi la germination.

Les implantations peuvent se faire au printemps ou à l’automne. Cependant, cette dernière période est considérée comme idéale car elle va permettre à la plante de développer tout d’abord son système racinaire après germination, avant de développer pleinement ses feuilles au retour des beaux jours.

En termes d’entretien, une fauche une à deux fois par an suffit. On peut facilement se passer totalement d’arrosage. Il faudra simplement accepter et faire accepter aux utilisateurs que les pelouses jaunissent en plein été, signe que les plantes se défendent naturellement contre la sécheresse. Si on a fait les bons choix d’espèces et de variétés, les premières pluies d’automne redonneront vite à ces espaces tout leur aspect esthétique. Un volet communication et pédagogie peut donc s’avérer utile, voire indispensable pour les espaces les plus sensibles.

GNIS