Dans le cadre de leur formation Technicien du génie écologique (TGE), 8 stagiaires adultes du CFPPA Le Fresne à Angers (49) ont, notamment, expertisé 4 ha de prairie situés, stratégiquement, en tête de bassin versant des basses vallées angevines, sur la commune d’Ecuillé (49).
Sollicités par le syndicat mixte local et la collectivité Angers Loire Métropole, mis en situation professionnelle, les futur(e)s technicien(ne)s ont réalisé, durant leur formation, des inventaires naturalistes (amphibiens, chauves -souris, reptiles, papillons, oiseaux, mammifères, botanique...), encadrés par des spécialistes de la Ligue pour la Protection des Oiseaux Anjou, du Centre Permanent d’Initiatives à l’Environnement Loire Anjou ou encore de Sylvain Courant et Stéphane Guérif, naturalistes indépendants.

Des espèces à fort enjeux

Via ce projet complet, ils ont expertisé le site, identifié les enjeux, proposé des mesures de gestion et des travaux de restauration écologique : création d’une forêt de trognes, restauration de mares, destruction d’une buse et création d’un passage à gué ou encore la mise en place de plantations…
Ces inventaires ont permis d’identifier des espèces à fort enjeux sur le site comme la canche aquatique (Catrabrosa aquatica), une graminée protégée, uniquement présente sur ce site pour le département.
L’éleveur concerné prend cet été possession des lieux, via un bail rural à clauses environnementales.
Et des travaux de génie écologique devraient commencer cet hiver.
Épaulés par l’Office Français pour la Biodiversité et la Direction Départementale des Territoires du Maine et Loire, les apprenants ont également travaillé sur la morphologie de la rivière locale la Romme : relevés de profils en long et en travers, sinuosité…

L’ensemble du projet, via des actions de préservation et de gestion durable des zones humide, vise à mieux contrôler les pollutions diffuses sur le bassin versant, à maintenir ou regagner en qualité les eaux des rivières.

Odile Maillard

Nous présentons nos excuses pour les soucis de connexion avec Nathalie Sitarz dont le témoignage n’a pas pu être publié en entier.